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Disperata

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Disperata ( Disperata)

jeudi 3 octobre 2019 par Cramés
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Week-End cinéma italien contemporain 5 et 6 octobre 2019

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Présenté et animé par Jean-Claude Mirabella, universitaire spécialiste du cinéma italien

Dimanche 6 octobre 2019 à 14h30

Film de Edoardo Winspeare (vo, avril 2019, 1h50) avec Gustavo Caputo, Antonio Carluccio et Claudio Giangreco
Titre original : La Vita in Comune
Synopsis : À Disperata, un village abandonné au fin fond des Pouilles dans le sud de l’Italie et dont le nom est déjà un triste présage, le maire, au tempérament mélancolique, ne se sent pas à la hauteur de son rôle. Il doit faire face à l’opposition pugnace d’affairistes qui voudraient bétonner le front de mer.
Seule sa passion pour la poésie et la littérature lui apporte du réconfort jusqu’à sa rencontre avec deux frères, minables malfrats, joyeux malandrins, qui à leur manière aideront le maire à se ressaisir.

Article de Georges et Martine *** dossier de presse *** Bande annonce *** Photos du Week-End
BO France :



Disperata, la vie en commun ( Disperata)

samedi 28 septembre 2019 par Georges.J, Martine.J

Edoardo Winspear a 54 ans, c’est un réalisateur et scénariste italien qui a fait l’école de cinéma de Munich, celle de Wenders et de Kaurismaki… Son premier film, « Pizzicata » en 1995 a une distribution impressionnante, 26 pays. Suivent 4 longs-métrages à succès. « Disperata, la vie en commun » est son 6ème long-métrage. C’est une histoire dans une ville et une histoire de la ville.

Le titre traduit bien l’hésitation du réalisateur, comment appeler ce film ? Disperata ou la vie en commun ? Disperata signifie « désespérée » or « la ville de Dispérata existe, elle s’appelle en réalité Dépressa et c’est la ville où j’ai grandi » nous dit E. Winspear.

La deuxième partie du titre, « la vie en commun » est une note d’espoir,

Voici l’histoire : Filippo Pisanelli, le maire de Disperata est avant tout un rêveur et un poète, pas très compétent, en cela il ressemble bien à des électeurs qui l’ont un peu élu pour ça. Lorsque dans ce village oublié surgit une opposition affairiste avec des projets inquiétants que faire ? Pour le Maire, ne rien faire est le plus tentant. C’est le côté Disperata du film.

Mais le côté « la vie en commun » très rapidement s’installe inauguré par la survenue de deux frères, deux malandrins qui vont changer le cours fatal des choses.
Pour autant ce film est n’est pas caricatural, il n’y a pas les bons d’un côté et les méchants de l’autre. Il y a simplement des gens, le plus souvent de braves gens qui veulent le bien commun. Ce film montre avec humour et tendresse comment une communauté humaine peut dépasser ses antagonismes.

L’art de Winspear consiste à chercher à échapper au genre tragédie ou comédie, à se placer et placer ses spectateurs dans l’impossibilité de choisir entre l’un et l’autre. En somme, il veut réaliser un film qui ne soit ni tragédie, ni comédie. Il veut avec humour parler de la vie d’une communauté humaine.

Le superbe rôle du Maire est parfaitement tenu par Gustavo Caputo, qui a déjà joué dans « Par la grâce de Dieu », autre film de E.Wispear.