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Oncle Boonmee

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Oncle Boonmee : Celui qui se souvient de ses vies antérieures

-  Semaine du 4 au 9 novembre 2010

-  Palme d’or 2010

Soirée-débat mardi 9 novembre à 20h00

Film thaîlandais (vostf, 1h53, septembre 2010) de Apichatpong Weerasethakul avec Thanapat Saisaymar, Jenjira Pongpas, Sakda Kaewbuadee.

Titre original : Lung Boonmee Raluek Chat

Synopsis : Les apparitions magiques de sa femme défunte et de son fils disparu depuis des années confirment à Oncle Boonmee que sa fin est proche. Dans son domaine apicole, entouré des siens, il se souvient alors de ses vies antérieures. Accompagné de sa famille, il traverse la jungle jusqu’à une grotte au sommet d’une colline, lieu de naissance de sa première vie.
De cette première vie, Oncle Boonmee ne se souvient de rien, s’il était animal ou végétal, homme ou femme ; mais il sait à présent qu’il est prêt à aborder la mort avec apaisement.

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Articles de cette rubrique


L’avis des Cramés de la Bobine au sujet d’Oncle Boonmee (Oncle Boonmee)

lundi 1er novembre 2010 par Bruno
Le public de l’Alticiné va pouvoir découvrir cette semaine, grâce à l’association des Cramés de la Bobine, la Palme d’Or du dernier Festival de Cannes. La plus prestigieuse des récompenses du cinéma a été décernée à Oncle Boonmee, Celui qui se souvient de ses vies antérieures d’Apichatpong Weerasethakul, un (...)


Oncle Boonmee (Oncle Boonmee)

mardi 9 novembre 2010 par Cramés

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Oncle Boonmee : Celui qui se souvient de ses vies antérieures

-  Semaine du 4 au 9 novembre 2010

-  Palme d’or 2010

Soirée-débat mardi 9 novembre à 20h00

Film thaîlandais (vostf, 1h53, septembre 2010) de Apichatpong Weerasethakul avec Thanapat Saisaymar, Jenjira Pongpas, Sakda Kaewbuadee.

Titre original : Lung Boonmee Raluek Chat

Synopsis : Les apparitions magiques de sa femme défunte et de son fils disparu depuis des années confirment à Oncle Boonmee que sa fin est proche. Dans son domaine apicole, entouré des siens, il se souvient alors de ses vies antérieures. Accompagné de sa famille, il traverse la jungle jusqu’à une grotte au sommet d’une colline, lieu de naissance de sa première vie.
De cette première vie, Oncle Boonmee ne se souvient de rien, s’il était animal ou végétal, homme ou femme ; mais il sait à présent qu’il est prêt à aborder la mort avec apaisement.

Article de Martine *** Dossier de presse *** Bande annonce ***Petite revue du net *** Journal des débats



Petite revue du net) (Oncle Boonmee)

samedi 30 octobre 2010 par Henri

Les Inrocks

Trois mois après Cannes, on demeure toujours sous le charme de cette Palme d’or à la fois espérée et inespérée. Le choix de Tim Burton et de ses jurés reste un coup de gong esthético-politique fort et rare.....

Lire la suite sur le site des Inrockuptibles

Télérama (Louis Guichard)

Parmi les nombreuses bizar­reries charmantes qu’Oncle Boonmee... leur réserve, l’une gagne à être évoquée d’avance : le calme. A l’opposé de celui de la ­quasi-totalité de la production actuelle, le rythme paisible du film serait plutôt ­celui que tout le monde rêve de faire sien, sans l’oser. C’est un calme synonyme de dis­ponibilité absolue, d’extralucidité.

Lire la suite sur le site de Télérama

Le Monde

C’est un cinéma mystérieux, hallucinatoire, d’une lenteur cérémonielle, faisant appel à la mystique et à des émotions sensuelles déroutantes pour certains, qu’a couronné cette année le Festival de Cannes en décernant sa Palme d’or à ce film.

Lire la suite sur le site du Monde



Journal des débats (Oncle Boonmee)

mardi 23 novembre 2010 par Claude

C’est peu dire que la Palme d’or du festival de Cannes 2010 a provoqué des réactions très contrastées, à l’image de la controverse alors soulevée par l’attribution de la suprême récompense - film superbement lent et méditatif pour les uns, "palme de l’ennui" pour les autres - comme l’a rappelé Eliane lors de la présentation de la soirée-débat. Il suffit de lire les 2 articles contradictoires de "Télérama" proposés par Henri dans sa "revue du Net" pour s’en persuader.

La discussion qui a suivi a fait apparaitre au fond la difficulté d’entrer dans un univers aussi onirique, aussi calme - tant nous sommes habitués, aux Cramés et au cinéma en général, à des films d’action, à des chroniques sociales ou familiales, à des drames psychologiques où la force des sentiments, la tension d’une intrigue nous emportent. Nous ne sommes pas habitués au ravissement de ce cinéma oriental et sud-asiatique - Apichatpong Weerasethakul est thaïlandais - bien que nous ayons déjà proposé à nos spectateurs des œuvres aussi troublantes "I don’t want to sleep alone" ou "Une jeune fille à la dérive"...

Le pari de Joe - surnom du cinéaste - est de nous plonger au cœur des visions, des fantômes, des vies antérieures du personnage atteint d’une maladie du rein et sentant sa mort prochaine. On adhère au film si on se laisse porter, au-delà de la raison ou du commentaire explicatif, par la beauté des images, l’osmose d’oncle Boonmee avec la nature, cette mise en scène matérialisant les croyances bouddhiques en la réincarnation : alors, oui, on sera captivé, fasciné par le fantôme de l’épouse défunte s’invitant au diner fantasmagorique de Boonmee, ou par ce singe aux yeux rouges, image du fils également disparu - figures récurrentes dans le film, émouvantes si l’on adhère à ce monde, prêtant à sourire si l’on songe à "La Planète des singes" et aux films des années 50... Ce mélange du "Livre de la jungle" et du "Livre des morts tibétains" - références des "Inrockuptibles" - n’offre pas seulement de superbes images, telle cette grotte sacrée ou cette princesse salie fécondée au fil de l’eau par un poisson-chat frétillant en une scène qui frôle le ridicule pour mieux le dépasser : il nous immerge dans un monde où cohabitent et se confondent hommes, animaux, plantes - le buffle initial étant parait-il l’image de l’oncle et le symbole de la disparition d’un monde. Né chasseur d’éléphants, le cinéaste nous convie à ce festin de merveilleux, où l’étrange exotique nous déroute, où la peur fantastique du silence et de la mort semble dépassée, apprivoisée - comme dans "La Féline" de Jacques Tourneur où la femme est panthère et inversement.

Sans doute le réalisateur ne nous donne-t-il pas suffisamment de clés pour entrer dans son monde : on a du mal à comprendre les allusions au contexte politique, ces images d’adolescents-soldats, qui rappellent la répression du pouvoir nationaliste en Thaïlande ou la lutte contre les insurgés - "les chemises rouges", ces communistes que vomit la belle-sœur de l’oncle au début du film et qui défrayaient la chronique au moment même de la Palme d’or.

Baume auditif, magie visuelle et enveloppement sensuel - ou contemplation un peu froide, univers inaccessible et glacé - chacun tranchera selon sa sensibilité, sa disponibilité à l’autre et l’ailleurs. Si je n’ai guère aimé, je reste troublé qu’une spectatrice ait dit s’être totalement identifiée aux personnages, avoir, randonneuse passionnée et amoureuse de la nature, ressenti une véritable fusion avec ce monde de calme, de sérénité absolus. "La durée infusée des plans", évoquée par "Le Monde", aura donc charmé...



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