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A Girl at my Door

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Fiche
(A Girl at my Door)

jeudi 20 novembre 2014 par Cramés

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Semaine du 24 au 30 décembre
Soirée-débat mardi 30 décembre
Sélection officielle Festival de Cannes 2014 - Un Certain Regard

Présenté par Danièle Sainturel

Film coréen (novembre 2014, 1h59) de July Jung avec Doona Bae, Kim Sae-Ron et Song Sae-Byeok

Synopsis : Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Young-Nam, jeune commissaire de Séoul, est mutée d’office dans un village de Corée. Elle se retrouve confrontée au monde rural avec ses habitudes, ses préjugés et ses secrets. Elle croise une jeune fille, Dohee dont le comportement singulier et solitaire l’intrigue. Une nuit, celle-ci se réfugie chez elle…

*** Article de Danièle *** Bande annonce *** Horaires


Un film de la Nouvelle Vague coréenne (A Girl at my Door)

mercredi 24 décembre 2014 par Danièle

A Girl at my door a été choisi au Festival de Cannes 2014 dans la sélection Un Certain Regard.

La réalisatrice

C’est le premier long-métrage de July Jung, cette jeune réalisatrice sud-coréenne née en 1980. Elle est diplômée de l’Université Nationale coréenne des arts. Avant ce film, July Jungelle a eu plusieurs prix pour ses courts métrages, au festival de Busan et au Festival International du film de femmes de Séoul.
Le producteur de ce long-métrage est Lee Chang-Dong, le réalisateur de « Secret Sunshine » et de « Poetry », star de la Nouvelle Vague coréenne et ancien ministre de la culture.

Le cinéma sud coréen

Nous avons peu l’occasion de présenter des films sud-coréens même si A girl at my door est le 6ème film de ce pays proposé par les Cramés depuis 2009. Celui-ci est réalisé par une femme. On peut rattacher ce film à la Nouvelle Vague sud-coréenne qui a pris son essor après 1993, lors du passage au gouvernement civil. Les cinéastes de la « Nouvelle Vague » ont pour caractéristique d’être jeunes, ils ont étudié l’art à l’Université et se font connaître dès leur premier film. Ces cinéastes ont des thèmes qui leur sont chers. Ils reviennent souvent sur la guerre qui a eu pour conséquence la partition du pays en deux. Ils mettent en évidence la diversité des religions. Enfin, un des thèmes majeur de ce cinéma est la place de la femme dans la société. Dans la société coréenne traditionnelle la femme a une place peu enviable. Elle n’avait d’autre rôle que celui d’assurer la descendance de son mari en lui offrant de préférence un fils. La femme qui cède au désir ou éprouve du plaisir est considérée comme une femme de mauvaise mœurs. C’est un cinéma qui appuie sur des blessures de la société sud-coréenne que presque personne ne veut voir en face en Corée. Ce cinéma dénonciateur compte sur un parcours des films à l’étranger. Si un film obtient des prix, il reviendra renforcé porter son message en Corée.

Les acteurs

Les acteurs sont Doona Bae, la policière, Kim Sae Ron, la jeunes fille et Song Sae Byeok, le beau-père.
Doona Bae est une actrice très connue grâce aux séries télévisées mais aussi que nous avons pu voir dans The Host de Bong Joon-ho. Elle a également joué dans « Air-Doll » l’adaptation d’un manga, par le réalisateur japonais Kore-Eda, devenant ainsi Doona Bae, la policièreune star inter-asiatique. Aux Cramés nous avons vu plusieurs films de Kore Eda (I wish ou Tel père, tel fils). Elle obtient même un statut de star internationale en jouant dans « Cloud Atlas » des frères Wachowski (les réalisateurs de « Matrix ») en 2012.
En Corée, elle représente la femme-enfant traditionnelle projetée dans un univers psychologique moderne. Son jeu est minimaliste, basé sur ses grands yeux fixes ce qui est rare dans le cinéma coréen où dominent les mimiques. Elle est capable de jouer sans maquillage ce qui est encore plus rare.

Kim Sae Ron est une enfant star de 14 ans qui a enchaîné séries et films à succès.
C’est une adolescente surdouée qui incarne aisément les héroïnes de mangas.

Song Sae Byuk, interprète avec beaucoup de virulence le rôle du beau-père. Nous l’avons déjà vu à Montargis dans [Mother->rub94 (2009), de Joon-ho Bong et « The Housemaid » de Im Sang Soo (2006).

L’histoire

Kim Sae Ron, la jeunes filleL’histoire de ce film est la suivante. Young-Nam, jeune commissaire de police de Séoul est mutée d’office dans un village de Corée. Elle se retrouve confrontée au monde rural avec ses habitudes, ses préjugés et ses secrets. Elle croise une jeune fille, Dohee dont le comportement singulier et solitaire l’intrigue. Une nuit, celle-ci se réfugie chez elle...

Ce film qui nous parle de l’identité féminine, sans faire de concessions, sans victimisation ou compassion à outrance, aborde sans lourdeur, de nombreux sujets difficiles. Il sait tenir le public en haleine par sa structure de thriller avec des surprises à la clef.



Bande_annonce (A Girl at my Door)

mardi 18 novembre 2014 par Cramés