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Le Juge et l’assassin

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Fiche
(Le Juge et l’assassin)

lundi 14 novembre 2016 par Cramés
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Rétrospective Tavernier


César du Meilleur acteur et du Meilleur scénario

Samedi 3 décembre 2015 à 17h
Présenté par Thomas Pillard
universitaire


Mars 1976 (1h50) avec Philippe Noiret, Michel Galabru, Isabelle Huppert, Jean-Claude Brialy, Renée Faure, Cécile Vassort, Yves Robert et Jean-Roger Caussimon
Scénario Bertrand Tavernier, Jean Aurenche et Pierre Bost

Synopsis : Fin du XIXème, Joseph Bouvier est révoqué de l’armée à cause de ses excès de violence. Suite à ce renvoi, l’homme s’attaque à sa fiancée et tente de se suicider, en vain. Après un séjour en hôpital psychiatrique, Joseph ressort de cet endroit encore plus enragé et décide de se venger sur toutes les personnes qui croiseront son chemin en Ardèche. Non loin de là, le juge Rousseau, passionné par l’affaire, prend part à l’investigation et se met sur les traces de Bouvier. Bien décidé à le mettre sous les verrous, c’est le début d’une chasse à l’homme..

Article de Jean-Pierre *** Bande annonce *** Horaires


Histoire vraie d’un vagabond (Le Juge et l’assassin)

mardi 29 novembre 2016 par Jean-Pierre

Dans ce film, second grand succès critique et public après Que la fête commence(1975), Bertrand Tavernier s’est inspiré de l’histoire vraie d’un vagabond, Joseph Vacher, qui, entre 1884 et 1897, viola et assassina, parfois atrocement, une vingtaine de bergères et de bergers dans le sud-est de la France. Vacher fut d’ailleurs déclaré plus tard premier serial killer français. Le cinéaste reprend donc comme scénario ce fait divers qui, à l’époque, eut un grand retentissement dans l’Hexagone.

ll filme admirablement les tribulations du personnage, Joseph Bouvier (Michel Galabru), cheminant dans les paysages splendides de l’Ardèche, allant d’une victime à l’autre. Nous sommes les témoins de la démence et de l’aliénation de Bouvier ; nous voyons bien que le tueur est possédé par des démons intérieurs ne lui laissant aucun répit. Symbole de la justice et de l’ordre social, le Juge Rousseau (Philippe Noiret) fait son devoir de magistrat mais s’obstine à poursuivre Bouvier en dépit des réserves des experts psychiatres. Abandonner les poursuites contre l’assassin et le faire interner, c’est reconnaître les erreurs du début de la procédure et montrer des signes de l’affaiblissement de son pouvoir. Autoproclamé « anarchiste de Dieu », Bouvier est perçu comme l’ennemi de classe et de la nation, un déviant qu’il faut éliminer au même titre que les révolutionnaires et les dreyfusards.
Tavernier réussit un double portrait. C’est d’abord la confrontation équivoque et subtile entre deux hommes que tout oppose, mais aussi la peinture d’une société caractérisée par la répression ouvrière, l’âge d’or du colonialisme, et l’arrogance d’une bourgeoisie s’appropriant tous les pouvoirs, politiques, militaires, économiques et moraux.
Tavernier fait exploser la société bourgeoise toute entière avec sa violence symbolique et son cortège d’injustices et de lâchetés.
Philippe Noiret et Michel Galabru (César du meilleur acteur) sont, dans leur face à face tragique, au sommet de leur art.
Ce film (césar du meilleur scénario original pour B. Tavernier et J. Aurenche) connut un immense succès et reste l’un des meilleurs de B. Tavernier.



Bande annonce (Le Juge et l’assassin)

lundi 7 novembre 2016 par Cramés


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