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Inside Llewyn Davis

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Fiche
(Inside Llewyn Davis)

dimanche 5 novembre 2017 par Cramés
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Rétrospective des Frères Coen


Grand Prix au Festival de Cannes 2013

dimanche 3 décembre 2017 à 20h30
Présenté par Thomas Sotinel


Film américain (vo, novembre 2013, 1h45) avec Oscar Isaac, Carey Mulligan, Justin Timberlake et John Goodman

Synopsis : Inside Llewyn Davis raconte une semaine de la vie d’un jeune chanteur de folk dans l’univers musical de Greenwich Village en 1961. Llewyn Davis est à la croisée des chemins. Alors qu’un hiver rigoureux sévit sur New York, le jeune homme, sa guitare à la main, lutte pour gagner sa vie comme musicien et affronte des obstacles qui semblent insurmontables, à commencer par ceux qu’il se crée lui-même. Il ne survit que grâce à l’aide que lui apportent des amis ou des inconnus, en acceptant n’importe quel petit boulot. Des cafés du Village à un club désert de Chicago, ses mésaventures le conduisent jusqu’à une audition pour le géant de la musique Bud Grossman, avant de retourner là d’où il vient.

Article de Marie-No *** Dossier pédagogique du CNC *** Bande annonce *** Horaires


« If it was never new and it never gets old, then it’s a folk song » (Inside Llewyn Davis)

dimanche 12 novembre 2017 par Marie-No

Inside Llewyn Davis : Ulysse 1961

Tourné à Greenwich Village et à Medford dans le Minnesota, le film, dont le cœur est la musique, s’inspire de la vie de Dave Van Ronk, surnommé le « Mayor of Dougal Street », chanteur de folk qui débuta sa carrière à la toute fin des années 50 à New York.

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Dave Van Ronk

Le « folk early 60’ » mêlait dans les cafés new-yorkais, blues et chants de travail ou de prison restés en mémoire depuis la Dépression des années 30 et recyclait, aussi, des chants traditionnels britanniques, eux, beaucoup plus anciens.
Dave Van Ronk, gourou des guitaristes de sa génération, enregistra une trentaine d’albums entre 1958 et 2002 et a laissé son nom à une rue de Manhattan . Et on ne le connait pas ou peu… Il a pourtant incarné durant plusieurs décennies, le folk américain aux yeux des meilleurs, à commencer par Bob Dylan, qui prit quelques leçons avec lui et lui « emprunta » la version la plus célèbre de « The House of the Rising Sun ».

Musicien modeste et grande gueule, virtuose d’une musique collective (entre « folks », on propose une phrase, une mélodie que chacun répète et modifie), ami généreux ou insupportable puriste, Dave Van Ronk se fit constamment piller et ne s’en plagnit jamais.
Au-dessus de la mêlée, il fait figure d’incorruptible.
C’est dans cet esprit que Joel et Ethan Coen ont conçu leur personnage principal, Llewyn Davis.
S’inspirant aussi des « Chronicles » de Bob Dylan, la pochette enneigée de « The Freewheelin’ Bob Dylan » n’est pas pour rien dans leur représentation du folk luttant contre un monde hostile, météo comprise !

Avant de mettre le projet de côté, E.et J. Coen ont enfin réussi à trouver, pour jouer le rôle principal, l’acteur qui savait, en plus, faire de la musique et chanter. C’est Oscar Isaac.

Leur film gravite autour du personnage principal, de son intériorité. Ils ont voulu en scruter le cerveau comme ils explorent souvent des boîtes, coffres, coffrets, malettes ou autres contenants dont leurs films sont truffés et ils disent que, finalement, tous leurs films pourraient s’appeler « Inside … quelqu’un ou quelque chose »
Veine sarcastique et veine mélancolique alternent dans leurs films, se mélangent un peu, ou beaucoup. Dans « Inside Llewyn Davis », la veine mélancolique domine.
E.et J. Coen sont allés chercher, pour des petits rôles, deux jeunes acteurs de la série Girls, Adam Driver et Alex Karpovsky. Ils disent avoir trouvé une certaine analogie entre le Brooklyn de 2013 et le Greenwich Village du début des années 60.

Par ailleurs, ayant l’habitude d’injecter des références littéraires dans leurs films, après l’évadé de prison de « O’Brother », c’est un petit chat roux qu’ils nomment Ulysse, le double sous forme d’animal de leur héros Llewyn Davis.
Ulysse, comme une ritournelle dans le cinéma des Frères Coen : Vivre heureux dans son royaume mais en restant fidèle à soi-même. De la même façon qu’Ulysse refuse de goûter à la fleur magique qui, tout en le rassasiant, lui permettrait d’accéder à un bonheur facile et serait une trahison au destin qu’il s’est imposé, de la même manière, Llewyn refuse de faire de la musique dans le but de plaire à la majorité, une musique « commerciale » qui serait une infidélité envers lui-même.
Tous deux renoncent à la satisfaction immédiate pour suivre leur chemin, vivre leur Odyssée vers l’accomplissement total, qu’ils atteindront ou pas.
Les dialogues savoureux, les personnages, les émotions, l’humour dévastateur, tout le talent d’Ethan et Joel Coen font de « Inside Llewyn Davis » un film merveilleusement sympathique.

Marie-Noël



Bande annonce (Inside Llewyn Davis)

dimanche 5 novembre 2017 par Cramés


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