LES CRAMÉS DE LA BOBINE
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Nous les coyotes

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Nous les coyotes (Nous les coyotes)

mardi 26 février 2019 par Cramés
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Présenté par Georges Joniaux

Du 21 au 26 février 2019
Soirée débat mardi 26 à 20h30
Autres séances jeudi et dimanche en fin d’après-midi et lundi après-midi

Film américain (vo, décembre 2018, 1h27) de Hanna Ladou et Marco La Via avec Morgan Saylor, McCaul Lombardi et Betsy Brandt
Titre original : We the Coyotes


PREMIER LONG MÉTRAGE
Synopsis :Amanda et Jake ont la vingtaine et veulent commencer une nouvelle vie ensemble à Los Angeles. Rien ne se passe comme prévu pour le jeune couple. Leur première journée dans la Cité des Anges va les emmener de déconvenues en surprises d’un bout à l’autre de la ville.

Des vacances d’été *** Article de Georges *** Dossier de presse *** Bande annonce *** Voir le post de Marie-No



Premier jour de la vie de deux jeunes gens (Nous les coyotes)

mercredi 20 février 2019 par Georges.J

Cette semaine, un film américain. « Nous les coyotes » réalisé par Hanna Ladoul et Marco la Via, et c’est leur premier long-métrage. Curieusement, tous deux sont des réalisateurs français. Ils nous disent : « nous avons eu un vrai coup de foudre pour Los-Angeles, la lumière, l’ambiance et les gens. Assez spontanément, nous avons décidé d’y rester ». Quelle bonne idée ! Ce film doit leur ressembler un peu. Il faut arriver dans cette mégalopole et tenter d’y prendre pied, y vivre et survivre. Mais ainsi sont les coyotes, qui tiennent bon et se font un espace là où ils le peuvent, comme ils le peuvent.

En allant voir ce film nous allons vivre un premier jour de la vie de deux jeunes, Amanda (Morgan Saylor) et Jack (Mac Caul lombardi). Deux personnages frais et sympathiques qui forment un couple contrasté, qui a décidé d’être ensemble quoi qu’il en soit. Seulement voilà, il y a des passages nuageux. Et dans des situations souvent tragi-comique la déconvenue n’est jamais loin, nous les voyons se débattre, se battre chacun à leur manière, et… « Faut-il qu’il m’en souvienne, la joie venait toujours après la peine », mais d’un cheveu !

Bref, en allant voir « Nous les coyotes », on se sent captivé et heureux de l’aventure initiatique de ces deux jeunes. Vous pouvez le vérifier en regardant le visage des spectateurs qui sortent de la séance.



Des vacances d’été en Californie (Nous les coyotes)

vendredi 1er mars 2019 par Cramés, Georges.J

En 2013, les réalisateurs sont allés aux États-Unis pour les vacances d’été. Ils disent « En arrivant à Los Angeles nous avons eu un vrai coup de foudre pour la ville, la lumière, l’ambiance et les gens. Assez spontanément, nous avons décidé d’y rester ».
Et nous y avons galéré avant de réaliser notre projet. Et leur projet tient en 2 points : faire des films et être indépendant. Le titre Nous les coyotes nous dit quelque chose de leur état d’esprit : le coyote vit à la marge et cherche à survivre !

En 2015, à Los Angelès, Hanna et Marco réalisent leur premier court métrage Diane from the moon. Le film s’attache au parcours d’une femme transgenre en rupture amoureuse.
En 2016, Hanna et Marco entament l’écriture du scénario de Nous les coyotes . En même temps, Marco la Via est assistant pour un Clip. Il rencontre le producteur du clip. C’est Raphaël Gindre, il vit depuis 8 ans à Los Angeles, il est ingénieur, il produit des pièces pour les avions et c’est aussi un passionné qui rêve de produire un film. Pour cela, durant 2 ans il n’a pas pris de vacances et économisé tout ce qu’il pouvait et ce sera donc Nous les coyotes son premier film :
Et pour filmer avec peu d’argent et qu’on est en marge du système d’Hollywood on peut faire un film sur Hollywood. Voici quelques exemples de système D :
- La directrice de casting Donna Morong a travaillé pour trois fois rien .
- Beaucoup d’amis ou de gens intéressés par le projet ont accepté d’être mal ou pas payé.
- Le travail en studio, c’est de minuit à 4 h du matin ».
- Nous avons par exemple convaincu le loueur de Caméra Panavision de nous accorder la bourse pour les jeunes réalisateurs, qui nous a permis de tourner gratuitement avec la caméra et les objectifs de nos rêves ! Une caméra panavision dont le prix est très élevé (la réalisatrice dit 300 000 euros). Elle leur a été prêtée gratuitement.

Quelques influences :

1) Le réalisateur scénariste Richard Linklater dont nombre films ont la particularité de se dérouler sur 24 heures, à l’instar de la trilogie Before, et dont les acteurs sont partie prenante de la construction des scènes et des dialogues.

(On remarque, clin d’œil, que la fille de Linklater, Lorelei, joue un petit rôle dans Nous les coyotes.)

2) Sean Baker qui a réalisé Tangerine avec un iphone, des gens qui font des films avec très peu d’argent !

3) Abdellatif Kechiche pour ses plans serrés, sa courte profondeur de champ.

4) Sur un plan plus philosphique John Cassavetes, pour différentes raisons, et particulièrement le côté « Actors-Studio » : où l’on ne s’occupe pas des résultats à obtenir, ne pas jouer le résultat, mais vivre le moment. Les acteurs vivent leur rôle, ils deviennent leur personnage.
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