Isabelle Regnier
Whit Stillman a beau reprendre tous les codes du genre, c’est pour mieux les dynamiter en y insufflant une fantaisie délirante, à mi-chemin entre la sophistication discrète d’une aquarelle de Marie Laurencin et l’idiotie irrécupérable des frères Stooges.
Julien Gester
Jusqu’à aujourd’hui, celui à qui on s’était plu à coller les étiquettes de neveu new-yorkais de Rohmer ou de rejeton Wasp de Woody Allen a peu à peu dérivé hors du spectre de nos radars, même si un culte fervent a traversé les années de perdition [...] Le profond ravissement que soulève la découverte de Damsels in Distress, comédie nostalgique d’une époque qui n’aurait pas existé, ne porte guère l’empreinte de tout ce temps perdu par Whit Stillman, qui aime toujours filmer les filles fuyant un amant au petit matin.