Les Cramés proposent samedi 26 mars le premier film de chacun d’eux, l’un à la suite de l’autre, deux films si différents et pourtant … Des variations sur un même thème.
Vers la bataille a pu sortir en mai 2021, à la ré-ouverture des cinémas, dans le flot des films retenus depuis plus de 6 mois …
Une sortie restreinte : 19 salles françaises et seulement 2 écrans à Paris. Ce n’était pas gagné mais Vers la bataille devait sortir du lot et, un an après, Aurélien Vernhes-Lermusiaux se voit décerner Prix Louis Delluc du premier film !
Une belle occasion pour Les Cramés de montrer le film lors du Week-End Jeunes Réalisateurs et d’inviter son auteur à venir en parler.
Après plusieurs courts métrages dont Les Photographes en 2015, Aurélien Venrhes-Lermusiaux avec Vers la bataille nous embarque avec Louis, photographe qui part au Mexique comme reporter de guerre. Le cinéaste filme en plan-séquence, au plus près des gestes lents de cet homme mélancolique, encombré de visible et d’invisible.
La France eut des visées sur ce pays lointain et l’expédition du Mexique, eut lieu de 1861 à 1867, sous Napoléon III. Près de 40 000 soldats français y furent envoyés. Un morceau d’histoire de France un peu oublié.
Avec pour personnage principal un photographe, le cadrage et la lumière du film se devaient d’être sublimes et ils le sont grâce au travail du chef opérateur David Chambille, à qui l’on doit aussi la photo de Les Invisibles de Louis-Julien Petit, ou encore France de Bruno Dumont.
Comme France, Vers la bataille illustre d’ailleurs, et rappelle que la manipulation et les « fake news » sont une vieille histoire.
Habités par ses acteurs et la musique bluesie crépusculaire de Stuart Staples, les paysages nous transportent Vers la bataille.