Une dissection de l’âme humaine
Nuri Bilge Ceylan est peut-être le plus grand cinéaste turc actuel. Ce film a obtenu le Grand Prix au Festival de Cannes en 2011. C’est son sixième film, après "Kasaba" en 1997, "Nuages de mai" en 1999, "Uzak" en 2003 Grand Prix au Festival de Cannes et double prix d’interprétation masculine, "Les Climats" en 2006 en compétition à Cannes et "Les Trois Singes" Prix de la mise en scène à Cannes en 2008.
Nuri Bilge Ceylan est né à Istanbul en 1959. Parmi ses maîtres, il cite Bergman et Ozu. On le compare souvent à Antonioni.
Il s’agit ici d’une histoire policière, d’une enquête que mènent les personnages : un procureur, des policiers, des soldats, un médecin légiste et un criminel. Le suspect a avoué et promis qu’il les conduirait jusqu’à l’endroit où repose la victime. Ce road movie nous conduit, toute une nuit,
sur les petites routes sinueuses de l’Anatolie. On suit chaque protagoniste dans son travail, et le voyage permettra à chacun de révéler d’autres facettes, de questionner sa vie intime et sa vision du monde. Nuri Bilge Ceylan nous décrit avec précision un fait divers dans ses moindres détails. Mais ce récit a une autre dimension car ce crime va résonner au plus profond des personnages. Nuri Bilge Ceylan atteint ainsi son objectif : la dissection de l’âme humaine.
Pourtant le réalisateur n’aspire pas à l’abstraction. L’intrigue est située géographiquement, elle comporte des remarques, des plaisanteries sur la vie en Turquie au XXIème siècle.
La halte, au milieu de la nuit, sera l’occasion de quelques-uns des plus beaux plans que l’on ait vus ces derniers temps.
Danièle
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Année 2011
Il était une fois en Anatolie
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