LES CRAMÉS DE LA BOBINE
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L’Aventure de Madame Muir

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L’Aventure de Madame Muir (L’Aventure de Madame Muir )

dimanche 30 mai 2010 par Cramés
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Ciné Culte

dimanche 30 à 11h et lundi 31 mai à 18h (présentation et débat)

Date de sortie cinéma : 26 mai 1948

Date de reprise cinéma : 11 mars 2009

Présenté par Christine Caulier

Film américain (vostf, 1h44, mai 1948) repris en mars 2009, réalisé par Joseph L. Mankiewicz avec Gene Tierney, Rex Harrison, George Sanders.

Titre original : The Ghost and Mrs Muir

Synopsis : En Angleterre, au début du XXe siècle, Lucy Muir, une ravissante et jeune veuve, décide de s’installer au bord de la mer avec sa fille et sa servante dans un cottage réputé hanté par le fantôme du capitaine Gregg. Loin d’être terrorisée, elle est au contraire fascinée à l’idée d’habiter avec ce fantôme. Un soir, il lui apparaît...

Bande annonce     Rencontre avec Michel Dupuy     Journal de débats
BO France : nc



L’avis des Cramés de la Bobine au sujet de l’Aventure de Mme Muir (L’Aventure de Madame Muir )

jeudi 27 mai 2010 par Bruno

L’Aventure de Mme Muir de Joseph L. Mankiewicz (le réalisateur de Cléopâtre, de La Comtesse aux Pieds nus ou de l’Affaire Cicéron) date de 1947. Lucy, veuve depuis quelques mois, vient s’isoler dans une maison hantée et reçoit la visite d’un fantôme bienveillant, le capitaine Gregg. Ils nouent ensemble une belle histoire de complicité et d’amitié avant
d’être séparés. Mme Muir refait cahin-caha sa vie. Des années plus tard, elle retrouve Gregg, son protecteur, ange gardien et peut-être plus encore…

Ce long-métrage peut être considéré comme l’un des
chefs d’oeuvre de Mankiewicz et aussi une des plus belles histoires de fantôme jamais filmées. Les Cramés de la Bobine proposent de découvrir ou redécouvrir ce pur joyau de « l’Âge d’or » du cinéma hollywoodien.

L’Aventure de Mme Muir fera l’objet d’une projection unique le jeudi 27 mai à 20H30 qui sera suivie d’un débat.



Mankiewicz ligoté et bâillonné (L’Aventure de Madame Muir )

lundi 31 mai 2010

Malheureusement, je ne sais rien d’autre, sinon que la photographe ayant fait la photo, l’a faite 3 jours avant la mort de Mankiewicz. Le fait d’être
bâillonné par Hollywood, ne pouvant plus être assuré à cause de son âge, s’il entamait un nouveau film ?

J’ai rencontré deux fois Mankiewicz à la Cinémathèque Française, la 1ère fois aux environ de 1981, je crois, et la 2e fois le 13 septembre
1987.



Bande annonce (L’Aventure de Madame Muir )

lundi 3 mai 2010 par Cramés


Journal des débats (L’Aventure de Madame Muir )

vendredi 4 juin 2010 par Claude

"L’Aventure de Madame Muir", film de 1947 de Joseph L. Mankiewicz, proposé par Cinéculte et les Cramés lundi 31 mai, est un beau portrait de femme libérée, un enchantement délicieusement suranné, une rêverie amoureuse qui nous plonge dans l’ambiguïté d’un fantastique poétique et...rassurant : le fantôme du capitaine Gregg que rencontre Madame Muir, jeune veuve incarnée par Gene Tierney, en rupture avec son étouffante belle-famille, dans le superbe cottage loué sur une côte battue par les flots, relève-t-il du surnaturel pur ou n’est-il que la projection rêvée de l’âme romanesque de la jeune femme ? Le fantôme lui-même, joué par Rex Harrison, semble répondre à la question en revendiquant une réalité presque palpable : "j’existe puisque vous croyez en moi..." Belle définition du rêve éveillé, superbe dépassement de l’alternative entre le rêve et la réalité, ici intimement fondus, au point que nous autres spectateurs sommes ici embarqués : il nous paraît même tout naturel que la jeune femme discute avec le fantôme du vieux capitaine en présence d’une tierce personne qui n’y comprendra rien, croyant la jeune femme folle ou hallucinée, que, dans le compartiment d’un train, le fantôme apostrophe rudement une vieille dame demandant à entrer qui se croit insultée par la jeune femme, pour la plus grande hilarité des deux compères et du spectateur : le fantôme ici n’incarne-t-il pas le côté potache de chacun, l’irrévérence dont on a parfois bien besoin face à des conventions sociales sclérosantes ? Telles ces deux pimbêches de belle-mère et belle-soeur qui ne comprennent pas que Lucia, la lumière bien-nommée, refuse de s’enfermer dans un deuil navré sous leur regard humide et refasse sa vie en s’isolant au sein de la nature et d’un paysage de rêve : elles viennent même la relancer et la culpabiliser dans son havre de silence et se font vertement éconduire par fantôme interposé !