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- - - - - - - - - - -Soirée-débat mardi 30 novembre à 20h00
Documentaire français (1h28, octobre 2010) de Mariana Otero.
Synopsis : Pour sauver leur emploi, des femmes décident de reprendre le pouvoir dans leur entreprise de lingerie en créant une coopérative. Au gré des épreuves et des rebondissements, elles découvrent avec bonheur et humour la force du collectif, de la solidarité et une nouvelle liberté.
Mariana Otero s’est d’abord fait connaître à la télévision où elle a réalisé en 1994 pour Arte une série de six documentaires , « La Loi du collège », traitant de la vie quotidienne de jeunes adolescents dans une banlieue parisienne. Puis en 1997, dans « Cette télévision est la vôtre », elle analyse les fonctionnements d’une chaîne de télévision portugaise, qui a réussi à conquérir une grande partie de l’audience nationale grâce notamment à des telenovelas importées du Brésil.
En 2003 enfin elle entre dans le cinéma et réalise un film entre le documentaire et la fiction « Histoire d’un secret » qui sera apprécié du public et de la critique. Les Montargois ont pu voir ce film, récemment, au Tivoli dans le cadre du mois du documentaire.
Ce n’est que sept ans plus tard que la documentariste réalisera son second long métrage, « Entre nos mains », qui sera présenté au Festival de Cannes 2010 dans la sélection de l’ACID, l’Association pour le Cinéma Indépendant et sa Diffusion.
Ciné Club de Caen (Jean-Luc Lacuve)
Ce que révèle Entre nos mains, c’est que faire entrer une caméra dans une usine est sans doute l’antidote parfait à l’introduction de la télévision dans les salons. Qu’être accompagné par une caméra dans sa prise de conscience, c’est exactement l’inverse que de se laisser gagner par la veulerie du tout venant des propositions télévisuelles. Depuis Le dos au mur (Jean-Pierre Thorn, 1980) on n’en avait pas vu plus belle preuve.
Lire l’article complet sur le site du Ciné Club de Caen
Le blog de Clémentine Autain
Le film donne à voir le processus de prise de conscience des ouvrières et de confiance en elles-mêmes. L’équipe devient solidaire, là où l’atomisation et la défiance semblaient primer. Il ressort que l’idée même de se constituer en Scop produit de l’émancipation.
Critikat.com (Arnaud Hée)
Mariano Otero nous met sous le nez toute l’actualité de questions féministes que l’on a tendance à considérer comme de vieilles lunes, tout en en faisant émerger de nouvelles. Son film réside plus globalement en un hommage à la complexité du réel et de l’immensité des champs de tension.
Lire la critique complète sur le site de Critikat.com
"Entre nos mains", proposé par les Cramés lors de la soirée-débat du mardi 30 novembre, relève de ces chroniques sociales, traitées souvent avec fantaisie, que nous offre le cinéma depuis quelque temps, avec "Rien de personnel", "Adieu Gary" ou " Bancs publics" ("Versailles rive droite") : qu’on en juge par le comique de situation, les débats sur la Société Coopérative Ouvrière de Production au milieu des culottes et soutiens-gorges, ou à cette fin décalée, en comédie musicale - la chanson pour conjurer l’échec et dire l’espoir levé, l’engagement et la solidarité par-delà l’auto-gestion avortée. A moins qu’on n’inscrive plutôt cette comédie douce-amère dans la lignée de drames ou de documentaires sociaux comme "Ressources humaines" de Laurent Cantet ou "Lip" de Christian Rouaud où se dessinent, lancinants ou tranchés, des conflits sociaux entre patronat et ouvriers quand la ligne de fracture ne traverse pas les employés ou la famille même.
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Films depuis 2009
Année 2010
Entre nos mains
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