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Soirée-débat mardi 8 février à 20h00
Film espagnol (vostf, 1h43, janvier 2011) réalisé par Icíar Bollaín sur un scénario de Paul Laverty avec Gael García Bernal, Luis Tosar, Carlos Aduviri
Titre original : También la lluvia
Synopsis : Sebastian, jeune réalisateur passionné et son producteur arrivent dans le décor somptueux des montagnes boliviennes pour entamer le tournage d’un film. Les budgets de production sont serrés et Costa, le producteur, se félicite de pouvoir employer des comédiens et des figurants locaux à moindre coût. Mais bientôt le tournage est interrompu par la révolte menée par l’un des principaux figurants contre le pouvoir en place qui souhaite privatiser l’accès à l’eau courante. Costa et Sebastian se trouvent malgré eux emportés dans cette lutte pour la survie d’un peuple démuni. Ils devront choisir entre soutenir la cause de la population et la poursuite de leur propre entreprise sur laquelle ils ont tout misé. Ce combat pour la justice va bouleverser leur existence.
Les voyageurs de l’eau (Gwenael )
Avril 2000, une série de manifestations enflamme les rues de Cochabamba en Bolivie. Des barricades quadrillent la ville, le président bolivien déclare l’état d’urgence, un jeune homme tombe sous les balles des forces de l’ordre. L’objet de la révolte ? L’eau. Son prix. Sa propriété.
cdurable.info (David Naulin)
Le film [...] est une œuvre ambitieuse, qui ose, s’adossant à l’histoire, aborder un sujet qui s’imposera dans un avenir proche comme la principale source de bouleversements et de conflits sur toute la planète, de la Bolivie à l’Espagne en passant par la Palestine et l’Afrique : l’accès à l’eau potable
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toutelaculture.com (Geraldine Pioud)
« Même la pluie » confirme la tendance : le cinéma espagnol est actuellement le plus productif et le plus innovant d’Europe, tant en terme esthétique que narratif (talonné depuis peu par le cinéma des pays nordiques, Suède, Finlande, Norvège and co.).
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Même la pluie est bâti sur un parallèle entre la bataille pour l’or qu’ont menée les conquistadors dans les Andes plusieurs siècles auparavant et la bataille pour l’eau qui s’est déroulée à Cochabamba en Bolivie.
Le film s’inspire de faits bien réels : En avril 2000 des manifestations ont lieu à Cochabamba pour protester contre la privatisation du service de l’eau et contre l’augmentation importante de son prix qui s’en suivit. Des barricades quadrillent la ville, le président bolivien Banzer, ancien
dictateur, déclare l’état d’urgence. Au terme des protestations, la population obtient gain de cause : le service d’eau de la ville, privatisé quelques mois plus tôt, repasse dans le domaine public et l’augmentation de tarif est annulée.
"Même la pluie", pour sa deuxième séance de projection ce dimanche 6 février à 18h00, avec 25 spectateurs, nous a pris à la gorge, par la force de son interprétation, l’humanisme terriblement actuel de son propos et l’intrication subtilement haletante, jamais artificielle, de 3 films en 1.
C’est en effet la réussite de ce film, en cette période friande de trilogies, avec "Au-delà" de Clint Eastwood, de nous proposer 3 niveaux de narration, dans une mise en abyme qui en confronte sans cesse les perspectives, sans didactisme ni facilité, pour nous offrir une belle parabole sur les rapports entre l’art et la vie, sur la nécessité intérieure, l’urgence d’agir, de s’engager - fut-ce contre soi-même, son égoïsme et ses intérêts, sur le choix crucial de l’individu ou du collectif, de la création ou du politique, du court terme ou d’un lointain horizon.
fr
Films depuis 2009
Année 2011
Même la pluie
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