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Soirée-débat mardi 12 avril à 20h00
Film canadien québécois (2h03, janvier 2011) de Denis Villeneuve avec Rémy Girard, Lubna Azabal et Mélissa Désormeaux-Poulin.
D’après la pièce de théatre de Wadji Mouawad (Littoral).
Synopsis : A la lecture du testament de leur mère, Jeanne et Simon Marwan se voient remettre deux enveloppes : l’une destinée à un père qu’ils croyaient mort et l‘autre à un frère dont ils ignoraient l’existence.
Jeanne voit dans cet énigmatique legs la clé du silence de sa mère, enfermée dans un mutisme inexpliqué les dernières semaines précédant sa mort. Elle décide immédiatement de partir au Moyen Orient exhumer le passé de cette famille dont elle ne sait presque rien…
Simon, lui, n’a que faire des caprices posthumes de cette mère qui s’est toujours montrée distante. Mais son amour pour sa sœur jumelle le poussera bientôt à rejoindre Jeanne et à sillonner avec elle le pays de leurs ancêtres sur la piste d’une mère bien loin de celle qu’ils ont connue.
Le blog de Johanne Morriseau (Canada)
Incendies est un film puissant. Avec magnificence ce long métrage incarne toute la beauté, la violence, la tristesse, l’amour, l’horreur et la grandeur de l’histoire de Wajdi Mouawad, pièce de théâtre coup de poing que j’avais eu la chance de voir en 2006 au TNM, dont la poésie creuse le coeur de l’humain dans ce qu’il a de plus élogieux et de plus vil.
Le blog d’Odile Quirot (NouvelObs)
« Incendies » est un voyage bouleversant, entre hier et aujourd’hui. Une plongée dans les paysages du Moyen-Orient, et les villes, d’une modernité énigmatique : un plan large sur les façades d’immeubles , où ces cours de villages reconstruits, se passe de commentaires : on soupçonne le lot de larmes et d’horreurs d’hier qu’elles défient.
Le blogue de Richard (Québec)
Il faut entendre le silence dans la salle pendant le générique de la fin pour comprendre combien les spectateurs ont été touchés par ce film d’une intensité dramatique étouffante.
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Blog de Lincunable sur Médiapart
Les français boudent la francophonie quand on ne parle pas d’eux, c’est certain. Ainsi, voici un film québecois, Incendies, primé aux Pays-Bas (40ème festival international du film de Rotterdam), en Espagne (55ème semaine de Valladolid), en Pologne (26ème festival de Varsovie), en Belgique (25ème festival de Namur), et bien sûr au Canada (35ème festival de Toronto, 30ème festival d’Halifax), mais sorti en catimini dans les salles françaises depuis le 12 janvier sans obtenir une seule récompense.
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Présenté en avant première mondiale au Festival de Venise dans la catégorie "Giornati degli Autori" qui se consacre aux nouveaux créateurs et aux découvertes.
Prix du meilleur film canadien de 2010 décerné par l’Association des critiques de films de Toronto.
Trois prix lors du 11e gala annuel de l’Association des critiques de film de Vancouver
Prix du meilleur film canadien au 30e Festival international du film de l’Atlantique à Halifax.
Prix du public, prix du meilleur scénario et prix du jury des jeunes à la Semaine du cinéma international de Valladolid.
Lubna Azabal a reçu le prix de meilleure actrice au festival du film d’Abu Dhabi.
Prix du public du Festival international du film francophone de Namur
Grand prix du Jury au Festival du film de Varsovie.
Incendies a également été présenté dans les festivals de Taipei , Tallinn et Thessalonique .
"Incendies", de Denis Villeneuve, d’après la pièce "La femme qui chante" de Wajdi Mouawad, est une œuvre coup de poing, d’une intensité dramatique rare, qui nous a littéralement coupé le souffle. Film psychologique et métaphysique autant que film de guerre, tragédie grecque digne de Sophocle au temps des guerres du Liban coulée dans le moule d’un véritable thriller familial, ce chef d’œuvre - le mot n’est pas galvaudé - creuse et entremêle tous les thèmes : la quête des origines, le dévoilement d’un terrible secret de famille, la peur d’une vérité peut-être plus destructrice que le mensonge, la mémoire et l’oubli, la trace et l’exil, la scène originelle, le courage d’aimer contre les siens un homme du camp ennemi, la trahison et la vengeance, l’engagement politique contre les extrémistes de son propre camp là encore au nom d’un idéal de vérité et d’humanisme...
Une telle richesse semble donner le vertige et pourrait conduire à une œuvre lourde et démonstrative, là où, bien au contraire, la finesse de l’interprétation, l’âpreté des sentiments ou des combats et la sobriété de décors trop connus d’immeubles éventrés, de ruines hantées de snippers nous plongent dans une action pure et incarnent les ressorts et hantises universelles de la condition humaine.
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Films depuis 2009
Année 2011
Incendies
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