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Film turc (vo, 2h37, novembre 2011) de Nuri Bilge Ceylan avec
Muhammed Uzuner, Yılmaz Erdoğan et Taner Birsel.
Synopsis : Au cœur des steppes d’Anatolie, un meurtrier tente de guider une équipe de policiers vers l’endroit où il a enterré le corps de sa victime. Au cours de ce périple, une série d’indices sur ce qui s’est vraiment passé fait progressivement surface.
Cette semaine, il y a un chef-d’œuvre sur l’âme humaine dont la lumière semble avoir été sculptée par Vermeer, et une comédie bien démago. Choisis ton camp, camarade. (Une fois n’est pas coutume ! ndlr)
Lire l’article sur le site de Bakchich.info
Olivia Cooper Hadjian & Arnaud Hée
Chaque plan est d’une telle intensité que l’on peut aisément passer les 2h37 de sa durée à se laisser porter par sa puissance évocatrice propre. La mise en scène, tout en faisant preuve de virtuosité, reste la plupart du temps marquée d’une sobriété magnifiant le visible...
Lire l’article sur le site de critikat.com
Le Passeur critique (Cyrille Falisse)
Tout est sublime, de la lumière aux cadres, les visages de ces hommes fatigués saisis par des mouvements fluides et inventifs de caméra, la composition de chaque image, la qualité d’interprétation, rien n’est laissé au hasard.
Lire l’article sur le site du Passeur critique
Et après avoir vu le film vous pouvez lire l’article de Jean-Luc Lacuve sur le site du Ciné club de Caen
Nuri Bilge Ceylan est peut-être le plus grand cinéaste turc actuel. Ce film a obtenu le Grand Prix au Festival de Cannes en 2011. C’est son sixième film, après "Kasaba" en 1997, "Nuages de mai" en 1999, "Uzak" en 2003 Grand Prix au Festival de Cannes et double prix d’interprétation masculine, "Les Climats" en 2006 en compétition à Cannes et "Les Trois Singes" Prix de la mise en scène à Cannes en 2008.
Nuri Bilge Ceylan est né à Istanbul en 1959. Parmi ses maîtres, il cite Bergman et Ozu. On le compare souvent à Antonioni.
Il s’agit ici d’une histoire policière, d’une enquête que mènent les personnages : un procureur, des policiers, des soldats, un médecin légiste et un criminel. Le suspect a avoué et promis qu’il les conduirait jusqu’à l’endroit où repose la victime. Ce road movie nous conduit, toute une nuit,
sur les petites routes sinueuses de l’Anatolie. On suit chaque protagoniste dans son travail, et le voyage permettra à chacun de révéler d’autres facettes, de questionner sa vie intime et sa vision du monde. Nuri Bilge Ceylan nous décrit avec précision un fait divers dans ses moindres détails. Mais ce récit a une autre dimension car ce crime va résonner au plus profond des personnages. Nuri Bilge Ceylan atteint ainsi son objectif : la dissection de l’âme humaine.
Pourtant le réalisateur n’aspire pas à l’abstraction. L’intrigue est située géographiquement, elle comporte des remarques, des plaisanteries sur la vie en Turquie au XXIème siècle.
La halte, au milieu de la nuit, sera l’occasion de quelques-uns des plus beaux plans que l’on ait vus ces derniers temps.
"Il était une fois en Anatolie", le dernier film du cinéaste turc Nuri Bilge Ceylan, est une œuvre déconcertante à l’instar de son titre, promesse parodique de western, quête policière diluée en road-movie absurde et transcendée par une réflexion - une dissection ? - sur l’âme humaine.
fr
Films depuis 2009
Année 2011
Il était une fois en Anatolie
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