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Ciné Culte
Film français (1h35, 1966) de Louis Malle avec Jean-Paul Belmondo, Geneviève Bujold et Marie Dubois
Synopsis : Les aventures de Georges Randal, devenu voleur par défi envers son oncle et tuteur qui l’a dépouillé et envers sa cousine Charlotte, qui l’a délaissé.
A la fin XIXème siècle, Georges Randal ainsi que sa cousine Charlotte, sont élevés par leur oncle. Georges aime secrètement la jeune fille et rêve de l’épouser. Mais son oncle lui a dérobé son héritage et Charlotte est promise à un autre. Révolté, notre héros vole, par provocation, les bijoux de la future belle famille...Jean-Paul Belmondo, qui incarne ce personnage, déclare « qu’il devient voleur, d’abord par dépit, puis le reste, par plaisir ».
C’est après une première adaptation du roman de Pierre Drieu la Rochelle, Le Feu Follet, en 1963, que 3 ans plus tard, en 1966, Louis Malle s’inspire librement d’un autre roman classique français, Le Voleur, de Georges Darien, un romancier rebelle engagé contre La Belle Epoque. Comme pour Le Feu Follet, le cinéaste propose une lecture toute aussi personnelle, en s’identifiant maintenant au personnage de Randal : en effet, il déclare : « Après dix ans dans le cinéma, je voyais ce livre comme une métaphore de ce qui s’était passé pour moi. Je ne pouvais m’empêcher de comparer Randal le voleur avec Malle le cinéaste. Nous venions tous les deux d’un milieu aisé, conventionnel, nous avions rompu avec lui par la révolte, la colère, le désir de se venger et de le détruire ». En effet, de son vrai nom Louis Malle-Beghin, le cinéaste était issu d’une grande famille d’industriels du sucre : c’est l’un des héritiers des célèbres usines Béghin-Say.
Au XIXème siècle, Georges Randal et sa cousine Charlotte sont élevés par leur oncle. Georges aime la jeune fille et rêve de l’épouser. Mais son oncle lui dérobe son héritage et Charlotte est promise à un autre.
Révolté, notre héros vole, par provocation, les bijoux de la future belle famille...Jean-Paul Belmondo, qui incarne ce personnage, déclare "qu’il devient voleur, d’abord par dépit, puis le reste, par plaisir".
C’est en 1966 que Louis Malle adapte Le Voleur, de Georges Darien, romancier engagé dans la Belle Époque. Le cinéaste s’identifie à Randal. En effet, Malle était issu d’une riche famille, les célèbres Béghin-Say. Il refuse un avenir, financier, tout tracé pour vivre sa vie, au cinéma.
La vie, pas la bourse : "Je ne pouvais m’empêcher de comparer Randal le voleur avec Malle le cinéaste. Nous venions tous deux d’un milieu aisé, conventionnel, nous avions rompu avec lui par la révolte, la colère, le
désir de se venger et de le détruire". Le dandy sauve les apparences mais éventre les bureaux, fracasse les vitrines, force les coffres à coup de pieds de biche pour "désosser la carcasse bourgeoise". Désintéressé, Georges remet son butin à un véritable abbé, à la tête d’un réseau d’escrocs ! L’habit ne fait pas le moine.
C’est le plus grand des voleurs...Oui, mais c’est un gentlemen, qui détrousse les maris, les pères et trousse les filles : Geneviève Bujold, Marie Dubois, Françoise Fabian, Marlène Jobert et Bernadette Lafont. Une distribution de haut vol, avec Charles Denner et Julien Guiomar.
Un film, profondément humain, à saisir au vol...Pas vu, pas pris !
fr
Films depuis 2009
Année 2012
Le Voleur
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