Présenté par Danièle Sainturel
Film américain (mai 2016,1h36) de Woody Allen avec Jeannie Berlin, Steve Carell, Kristen Stewart et Jesse Eisenberg
Synopsis : New York, dans les années 30. Coincé entre des parents conflictuels, un frère gangster et la bijouterie familiale, Bobby Dorfman a le sentiment d’étouffer ! Il décide donc de tenter sa chance à Hollywood où son oncle Phil, puissant agent de stars, accepte de l’engager comme coursier. À Hollywood, Bobby ne tarde pas à tomber amoureux. Malheureusement, la belle n’est pas libre et il doit se contenter de son amitié.
Jusqu’au jour où elle débarque chez lui pour lui annoncer que son petit ami vient de rompre. Soudain, l’horizon s’éclaire pour Bobby et l’amour semble à portée de main…
Ce film, sort ce soir, à Montargis, mais il fait en même temps l’ouverture du Festival de Cannes 2016.
Faut-il présenter Woody Allen ? Woody Allen c’est un New Yorkais, né dans une famille modeste de Brooklyn il y a 80 ans, mais c’est surtout un New Yorkais amoureux de Manhattan.
« Café Sociéty » est son 47ème long-métrage en tant que réalisateur. Mais Woody Allen c’est aussi, peut-être même surtout un scénariste. Et il a même longtemps été son principal interprète.
C’est un homme sérieux, rigoureux méthodique. Il réalise un film par an. Et il a pour ses films reçu de nombreuses récompenses. Si je m’en tiens aux Oscars :
– Oscar du meilleur réalisateur pour « Annie Hall »
– +7 nominations l’Oscar du meilleur réalisateur
– 3 Oscars du meilleur scénario « Annie Hall », Hannah et ses sœurs » et « Minuit à Paris »
– +16 nominations à l’Oscar du meilleur scénario
– Oscar du meilleur film pour « Annie Hall »
– +3 nominations à l’Oscar du meilleur film
– 1 nomination à l’Oscar du meilleur acteur pour Annie Hall
Ses films sont des comédies, des comédies douces-amères souvent, ignorant le happy end.
Situé dans les années 30, Café Society est un récit foisonnant qui se déroule entre New York et Hollywood. Woody Allen dit lui-même qu’il l’a conçu comme un roman. Et comme dans un roman, l’histoire est racontée par son auteur. D’où la décision de Woody Allen d’introduire un narrateur et d’assurer lui-même la voix off. « J’ai fait ce choix parce que je savais exactement quelle intonation donner à chaque mot ».
Vous voyez l’importance d’avoir le film en VO ce soir.
Il a conçu cette histoire comme un récit choral qui ne s’attache pas à un seul personnage. Le fil rouge est l’histoire d’amour de Bobby Dorfman, originaire du Bronx, qui souhaite tenter sa chance à Hollywood avant de revenir à New York. A son retour il va diriger le célèbre Café Society, un night-club situé dans Greenwich Village qui accueillait les plus grands musiciens et chanteuses de jazz de l’époque : Nat King Cole, Count Basie, Billie Holiday ou Bessie Smith.
A une autre époque, Woody Allen aurait tenu le rôle de Jesse Eisenberg. Il le dit ainsi : « Ces acteurs sont mes doubles, je les fais jouer comme moi, ils s’expriment à ma manière. Jesse Eisenberg sans doute plus que d’autres. Eisenberg a le syndrome du juif névrosé, comme moi, ce qui rend notre lien plus évident. »
Jesse Eisenberg est un jeune acteur New Yorkais né il y a 32 ans. Nous le connaissons en France pour son rôle dans « Les Berkman se séparent » de Noah Baumbach en 2005, mais surtout parce qu’il interprète Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook dans « The Social Network » de David Fincher en 2010.
Avec « Café Society », c’est la deuxième fois qu’il tourne sous la direction de Woody Allen après « To Rome with love » et c’est la troisième fois qu’il donne la réplique à Kristen Stewart.
Elle aussi est américaine, elle a 26 ans mais elle est née à Los Angeles. Elle est connue dans le monde entier pour son rôle de Bella Swan dans « Twilight ».
Kristen Stewart est la première actrice américaine à décrocher un César pour un film français « Sils Maria » d’Olivier Assayas, aux côtés de Juliette Binoche. Ce film lui a valu bien d’autres distinctions notamment les Prix de la critique américaine (New York, Boston …).
Cette année, elle sera à Cannes pour un autre film, en compétition celui-là « Personal Shoper » d’Olivier Assayas aussi.
Mais sa filmographie est longue, je vous en épargne la liste.
Vittorio Storaro est un chef opérateur italien né à Rome en 1940, un des plus grands chef opérateur.
Il a reçu 3 Oscars :
– pour « Apocalypse Now » de Francis Ford Coppola
– pour « Reds » de Warren Beatty
– pour « Le dernier Empereur » de Bernardo Bertolucci.
Il a fait ses études à l’école de cinéma Centro Sperimentale di Cinematografia, et a consacré plusieurs années à l’étude des œuvres des grands peintres, écrivains, musiciens.
En 1969, il rencontre Bertolucci qui tourne son quatrième film « La stratégie de l’Araignée ». Leur collaboration durera 20 ans. A partir de la fin des années 70 il partage son temps entre l’Italie et les Etats-Unis. La profession lui a décerné des prix dans le monde entier.
Il a tourné « Café Society » en numérique.
C’est l’histoire d’un jeune New Yorkais qui se rend à Hollywood dans les années 1930 dans l’espoir de travailler dans l’industrie du cinéma. Il tombe amoureux et reviendra à New York se plonger dans la vie effervescente de l’étonnante « Café Society » qui marque ces années folles.
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Films depuis 2009
Année 2016
Café Society
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