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Soirée-débat mardi 6 avril à 20h00
Film sud-africain (vostf, 1h59, février 2010) de Steve Jacobs avec John Malkovich, Jessica Haines, Eriq Ebouaney.
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Synopsis : David Lurie est professeur de poésie romantique à l’Université du Cap en Afrique du Sud. Divorcé, il assouvit sans retenue son attirance pour les femmes.
Mais la relation qu’il entretient avec l’une de ses étudiantes provoque le scandale, si bien que David se voit forcé de démissionner de son poste.
Il trouve alors refuge chez sa fille, Lucy, qui cultive des fleurs dans une ferme isolée à l’intérieur des terres, une région que les Blancs ont quittée après la fin de l’apartheid.
Pour continuer à vivre dans ce paysage somptueux David et Lucy doivent se plier à toutes sortes de compromis ; là où les Blancs étaient les maîtres autrefois, leur présence est maintenant à peine tolérée.
Télérama (Guillemette Odicino)
Sa mise en scène classique mais minutieuse s’attache à exprimer, dans chaque geste, chaque regard inquiet, la fracture entre les Blancs et les Noirs de l’après-apartheid et l’impossibilité de communiquer entre le père et la fille.
Lire la critique complète sur le site de Télérama
Excessif (Lucie PEDROLA)
La disgrâce est le fait de ne plus jouir des faveurs dont on bénéficiait. En se tournant vers l’Afrique du Sud post-apartheid, Steve Jacobs met en exergue les aspects les plus troubles et les moins reluisants de l’homme et fait de cette adaptation un film véritablement dérangeant.
Lire la critique complète sur le site d’ Excessif
Libération (Didier Péron)
« Ce n’est pas parce que Coetzee a une belle barbe qu’il faut s’essuyer les pieds dessus. » En fait, pas du tout. Le film de l’Australien Steve Jacobs trahit bien entendu la nature énigmatique du roman, mais il parvient à en conserver la dimension choquante.
Lire la critique complète sur le site de libération
Ce film, inspiré du roman du prix Nobel 2003 de littérature J.M. Coetzee, offre une réflexion paradoxale sur l’Afrique du Sud aujourd’hui, envisagée du point de vue des ex-colonisateurs victimes d’un racisme et d’un ostracisme à rebours – effet de miroir ou de décentrement cher au cinéma et à la littérature qui permet de comprendre ses propres fautes. Cette œuvre
engagée, sans didactisme, au pays de Nelson Mandela, s’inscrit dans le processus de dépassement de la ségrégation raciale, de réconciliation nationale illustré aussi par « Invictus » : elle interpelle et dérange pourtant, à l’inverse du film optimiste de Clint Eastwood : selon Thomas Sotinel du Monde, « le cinéaste met en scène avec une précision froide les blessures prêtes à se rouvrir ». Les critiques louent l’interprétation ambiguë et complexe de John Malkovich et Jessica Haines. Première souligne « le magnétisme » de Malkovich et TéléCinéObs relève « le jeu tout en arrogance puis en résignation doloriste » de l’acteur, relevant « le sadisme insistant avec lequel le cinéaste punit son antipathique héros. »
Marqué par un sens de l’espace qui magnifie les paysages, « Disgrâce » pose le problème de la morale : chacun obéit à sa culture propre, à des règles non écrites prégnantes, en-dehors d’une éthique universelle. Dans ce pays où la campagne paraît aussi dangereuse qu’une ville comme Le Cap, les Blancs, enfermés dans des fermes bunker ou à peine tolérés, vivent à côté des Noirs, dont la situation, pour les plus pauvres, n’a pas beaucoup changé…
"Disgrâce" de Steve Jacobs, adaptation fidèle en esprit sinon à la lettre du roman de Coeetze (où David est moins arrogant et où son ex-femme tient un plus grand rôle), est un film dont la lenteur, l’âpreté, et jusqu’au cadre désolé (l’anonymat urbain, l’écrin des montagnes ou les fermes isolées, en proie à tous les dangers) ne sont jamais gratuits.
Le prix Nobel de littérature 2003 a été attribué à l’écrivain sud-africain John Maxwell Coetzee.
J.M Coetzee, qui est issu d’une longue lignée de colons afrikaners et qui porte en lui la honte d’être blanc, a enraciné son oeuvre dans l’apartheid mais ses livres, souvent sombres et violents, ont une valeur universelle car ils sont une réquisitoire contre l’oppression.
1974 - Terres de crépuscule
1976 - Au cœur de ce pays
1980 - En attendant les barbares
1983 - Michael K., sa vie, son temps
1986 - Foe
1990 - L’Âge de fer
1994 - Le Maître de Pétersbourg
1997 - Scènes de la vie d’un jeune garçon
2000 - Disgrâce
2002 - Vers l’âge d’homme
2003 - Elizabeth Costello
2004 - Landscape With Rowers : Poetry from the Netherlands
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Films depuis 2009
Année 2010
Disgrâce
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